Bataille sur le grand fleuve

Un film de / a film by : Jean Rouch (France)

Fleuve Niger, de janvier à juin 1951. Sous la conduite du chef Oumarou, un groupe de pêcheurs songhay, les Sorko, préparent un banghawi, une chasse à l’hippopotame au harpon.

Un premier hippopotame est repéré : la bataille du grand fleuve est engagée. Vaincue, la bête est mangée sur place. Les embarcations reprennent leur chemin à la poursuite du vieil hippopotame barbu. Le combat fait rage. L’animal se débat malgré les harpons, brise les cordes et la grande pirogue et disperse l’équipage. La traque dure plusieurs semaines et se solde par un échec. Revêtus des « boubous de honte », les Sorko rentrent au village.

Ingénieur des Ponts et Chaussées, Jean Rouch (1917-2004) découvre l’ethnologie au Niger en 1941. Au cours d’un long séjour en Afrique en 1946-1947, il descend le fleuve Niger, s’intéresse aux Songhay, et décide de se consacrer à l’ethnologie et au cinéma. Il utilise dès le début le film 16 mm comme second carnet de notes. Influencé par le surréalisme autant que par les travaux de Marcel Griaule, il filme l’évolution de sociétés du Niger et du Mali jusqu’au début des années 1980. Son écriture cinématographique influence nombre de documentaristes, et aussi les réalisateurs de la Nouvelle Vague, tels Godard, Rohmer et Rivette. En 1960, Rouch qualifie sa manière de filmer de « cinéma-vérité », en suivant l’exemple de ses maîtres Robert Flaherty et Dziga Vertov. Son œuvre (plus de 180 films), plusieurs fois récompensée à Venise, Cannes et Berlin, se compose de films ethnographiques et sociologiques ainsi que de fictions. Jean Rouch a été directeur de recherche au CNRS, président de la Cinémathèque française (1987-1991) et, de 1952 à 2004, secrétaire général du Comité du film ethnographique.

Fiche technique

Un film de / a film by : Jean Rouch (France)

Assistant : Roger Rosfelder

Son : Roger Rosfelder

Montage : Renée Lichtig

Production : CNRS, IFAN, CFE