Festival international Jean Rouch 2025

PALMARÈS SÉLECTION OFFICIELLE 2025

 

GRAND PRIX NANOOK-JEAN ROUCH | NANOOK-JEAN ROUCH Grand Prize, doté par le CNRS, Centre national de la recherche scientifique | 3 000 €

  • We Are Inside | Liban, Qatar, Danemark | 2024 | 180 min | Farah Kassem (Liban)

Laudatum du jury :  

Pour la délicatesse des liens tissés par le film par-delà les contradictions, les frictions, les convictions, les meurtrissures

Pour son attention, pleine de respect, aux corps vieillis, endoloris

Pour sa ténacité discrète et sa capacité à bâtir des liens d’amours et d’altérité

  • Amour entre parents et enfants, entre père et fille
  • Amour de la poésie, de la langue – du poème idéal, vecteur d’universel
  • Amour du pays éternel

Pour avoir su regarder par la fenêtre la couvée d’un pigeon autant que les contrôles militaires d’un check point

Pour son humour, sa distance, sa croyance dans la puissance d’un cinéma compréhensif

Pour avoir éprouvé l’exil de l’intérieur et communiqué intelligemment avec l’extérieur

Pour avoir été dans le bain de l’histoire et avoir accompagné un mouvement de vitale espérance politique au Liban

Le Grand Prix Nanouk—Jean Rouch est décerné à We Are Inside de Farah Kassem.

 

PRIX DU PATRIMOINE VIVANT | LIVING HERITAGE Prize, doté par le Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture, ministère de la Culture | 1 500 €

  • Rashid, l'enfant de Sinjar | Rashid, the boy from Sinjar | France, Belgique | 2025 | 80 min | Jasna Krajinovic

Laudatum du jury :

Le film Rashid, l’enfant de Sinjar conjugue, avec une juste distance, la reconstruction au quotidien d’un groupe de survivants du génocide Yezidi dans la ville de Sinjar, la construction à l’adolescence du jeune Rashid revenu avec sa mère des prisons de DAESH et la réanimation du patrimoine culturel qui fondent leur communauté. Si le portrait de l’adolescent, de ses espoirs comme de ses hésitations se dessine avec délicatesse, le film est sous-tendu par l’espoir du retour de la benjamine de la famille, toujours retenue par DAESH. Une absence qui condense à elle seule – par le vide – la violence sans nom de l’un des pires crimes contre l’humanité qu’a connu à ce jour le XXIe siècle : la tentative de destruction massive du peuple Yézidi, la volonté d’anéantissement de sa culture, de sa langue et de sa religion. Avec une infinie sensibilité, au prix d’une prise de risque considérable compte tenu des conditions de sécurité lors du tournage, Jasna Krajinovic construit un fragment de mémoire vivante « par le hors-champ » des violences extrêmes subies par les Yezidi, et ce faisant lutte contre l’oubli et travaille à la reviviscence de la communauté.

 

PRIX DU PREMIER FILM | FIRST FILM Prize, doté par le Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture, ministère de la Culture | 1 500 €

  • Marching in the Dark | Belgique, Pays-Bas, Inde | 2024 | 108 min | Kinshuk Surjan (Inde)

Laudatum du jury :

À partir d’un drame socio-économique dans le monde rural indien précarisé par des logiques financières et étatiques délétères, le cinéaste se place aux côtés des femmes dont les maris endettés ont été aculés au suicide. Avec la plus grande douceur, il filme en particulier l’une d’entre elles, son visage silencieux, son sourire précieux, et son front nu.
A travers ces visages, ces pay-visages, nous partageons le deuil, la détresse et l’intimité de ces femmes. Le cinéaste porte une attention réparatrice à ces veuves ostracisées par leur propre communauté. Il saisit avec beaucoup d’élégance leur force, leur reconquête progressive de la parole et du rire, leur volonté de mener une vie meilleure pour leurs enfants et pour elles-mêmes. Ces femmes partagent leur souffrance, et se donnent aussi mutuellement de la force, dans une belle sororité.
Le cinéaste magnifie la beauté sensible de ces veuves et contribue, en filmant leurs luttes résilientes, à leur restituer toutes leurs dignités.

 

PRIX GAÏA | GAÏA Prize, doté par l’IRD, Institut de recherche pour le développement | 1 500 €

  • Nocturnes | Inde | 2024 | 83 min | vostf | Anupama Srinivasan (Inde), Anirban Dutta (Inde)

MENTION SPÉCIALE DU JURY GAÎA

  • Life is salty! | Birmanie | 2024 | 23 min | Anonyme

Laudatum du jury

Nous nous sommes accordées unanimement pour remettre le prix Gaïa à « Nocturnes » de Anupama Srinivasan et Anirban Dutta (Inde) qui, d’une manière très maîtrisée, traite avec beaucoup de sensibilité d’écologies très complexes : entre les insectes, entre les insectes et la forêt, entre les insectes, la forêt et les humains. Ce film invite les spectateurs à déplacer leur regard sur les plus petits, et des êtres de la nuit, qui pour ces deux raisons sont souvent négligés. Il permet pourtant de parler de questions qui les débordent largement et qui nous concernent toutes et tous. En nous plongeant dans une expérience nocturne, le film est une invitation à reconsidérer nos priorités en matière de préservation du vivant. Il rend visible et manifeste, par le montage des images et le montage sonore, la durée de la recherche scientifique comme cinématographique : ce qui s’apprend avec le temps et avec une attention soutenue et renouvelée. Ce film s’ancre dans une recherche pleinement participative, qui vient s’ajouter aux savoirs scientifiques ainsi qu’aux savoirs des peuples qui habitent dans cette forêt en Inde et s’efforcent d’en prendre soin.

Nous avons souhaité attribuer une mention spéciale au film Life Is Salty ! (Birmanie), qui montre assez crûment, mais très sensiblement aussi, la dureté d’une réalité écologique à laquelle on a souvent du mal à se confronter. Il sensibilise à la question : d’où viennent les choses ? quel prix doit-on payer pour les avoir ? quelles économies locales entretiennent-elles ? mais aussi quelles souffrances occasionnent-elles ? Le film décrit une situation qui se vit au quotidien, en Birmanie comme dans d’autres parties du monde, et c’est cette quotidienneté très brute, sans filtre, avec les à-coups du montage, qui est restituée. Cela nous a paru aussi une manière importante d’aborder les questions environnementales.

 

PRIX DES LABORATOIRES DE RECHERCHE | RESEARCH TEAMS PRIZE, doté par les Laboratoires de recherches en sciences humaines et sociales partenaires du Festival | 1 500 €

  • L'Annonce | Belgique | 2024 | 98 min | Bruno Tracq (Belgique)

MENTION SPÉCIALE DU JURY DES LABORATOIRES DE RECHERCHE

  • À nos jardins | France | 2024 | 28 min | Samuel Dijoux (France)

Laudatum du jury

Nous avons décidé d’attribuer le prix des laboratoires de recherche au film L’Annonce de Bruno Tracq.

Le thème de la programmation, cette année, était : « prises de parole ». Ce film part d’une faillite de la parole : celle de l’annonce, par une soignante à sa patiente, d’une grave et incurable atteinte médicale – annonce brutale, sans écoute, sans perspective.

Le film expose comment l’inventivité d’Alice Rivières, destinataire de cette annonce, transforme cette faillite en un puissant geste de création, où les mots retrouvent souffle et sens.

Il montre la mutation d’un déficit de la parole en un vecteur de rencontres, de liens, de créativités : une force vitale qui se propage dans la forme même du film, ouvrant le documentaire sur un réalisme magique.

Issu d’un long compagnonnage avec Alice Rivières et le collectif Dingdingdong, le film de Bruno Tracq nous convie à un voyage où l’imaginaire, en irriguant le réel, offre une perspective pour apprivoiser le corps atteint par la maladie, et forger un nouveau rapport à l’espace et au temps, où la maladie n’est pas une malédiction, mais une autre manière d’habiter le monde

L’Annonce est un film nécessaire, à la portée transformatrice, y compris, espérons-le, pour le monde médical.

Nous souhaitons aussi attribuer une mention spéciale à À nos jardins, premier film de Samuel Dijoux, réalisé dans le cadre de l’université Bordeaux-Montaigne.
Ce documentaire délicat et puissant nous plonge dans la mémoire secrète d’un lieu aujourd’hui effacé du cœur de Paris, dans le jardin des Tuileries : un espace de liberté, d’ombre et de désir, éphémères, traversé depuis des siècles par des présences invisibles mais intensément vivantes.
Avec une écriture pudique et habitée, le film de Samuel Dijoux capte, depuis un point de vue intérieur, la poésie d’un jardin de drague homosexuelle : lieu de rencontres et d’attachements. Les bancs, haies, statues, cheminements nocturnes deviennent les témoins silencieux d’une mémoire collective. Il restitue la complexité d’un territoire intime et mythique, peu à peu effacé, mais ici ravivé avec franchise et douceur par le geste documentaire.
À nos jardins est un hommage à un lieu disparu, à une mémoire, et aux vies qui l’ont traversé.

 

PRIX CONVERGENCES MIGRATIONS | CONVERGENCES MIGRATIONS PRIZE, doté par l’ICM, Institut Convergences Migrations | 1 500 €

  • Favoriten | Autriche | 2024 | 118 min | Ruth Beckermann (Autriche)

MENTION SPÉCIALE DU JURY CONVERGENCES MIGRATIONS

  • Fragments of Ice | Ukraine | 2024 | 90 min | Maria Stoianova (Ukraine)

Laudatum du jury

Le jury Convergences Migrations attribue le prix au film de Ruth Beckermann Favoriten, tourné durant trois ans dans une classe d’école primaire d’un quartier populaire de Vienne. Les réalités sociales et subjectives de l’immigration y sont abordées avec une grande force cinématographique, uniquement à travers la parole et les émotions des enfants dans la classe, leur présence puissante et la relation à leur institutrice, elle-même d’origine turque. Le film est aussi un vibrant hommage à cette enseignante pour son attention à leurs parcours, comme pour son exigence et son talent à résoudre les conflits. L’immersion au plus près des enfants, et notamment les moments de délégation de caméra, permettent de les inclure comme de véritables sujets dans le processus de réalisation et de mettre en évidence les rapports multiples, joyeux ou conflictuels, au sein de la classe. Les tensions des cultures plurielles, l’apprentissage parfois douloureux de la langue, les effets du déclassement des parents, le rapport affectif et culturel à l’islam, le rapport d’étrangeté au christianisme du pays d’accueil, le rôle du partage de la danse, y sont abordés avec autant d’authenticité que d’humour, avec des partis-pris filmiques puissants. Le film témoigne d’une très grande maîtrise esthétique, autant que d’une mise en valeur de l’hétérogénéité des parcours et de la singularité de chaque personne filmée. Nous félicitons la réalisatrice et son équipe pour ce film qui explore les enjeux de l’immigration à hauteur d’enfant, en respectant leur authenticité et leur complexité. 

Nous souhaitons accorder une mention spéciale au film de Maria Stoianova Fragments of Ice (Ukraine), construit à partir d’images d’archives familiales de la fin des années 1980 au début des années 1990, dans l’Ukraine soviétique et post-soviétique. Il permet d’explorer le regard des Ukrainiens porté sur l’Ouest avant et après la chute du mur, comme la singularité de l’appartenance ukrainienne. Outre la grâce de ses images, nous insistons aussi sur l’efficacité du montage. Celui-ci est la dernière trace du travail du monteur Viktor Onysko, mort au combat dans la guerre contre l’invasion russe.

 

PRIX MONDES EN REGARDS | MONDES EN REGARDS Prize, doté par l’INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales | 1 000 €

  • Marching in the Dark | Belgique, Pays-Bas, Inde | 2024 | 108 min | Kinshuk Surjan (Inde)

MENTION SPÉCIALE DU JURY INALCO

  • We Are Inside | Liban, Qatar, Danemark | 2024 | 180 min | Farah Kassem (Liban)

Laudatum du jury :

Pour la 44e édition du Festival du film ethnographique Jean Rouch, le Jury INALCO souhaite accorder le Prix Mondes en Regards au film Marching in the Dark (Inde) de Kinshuk Surjan. Nous avons été particulièrement touchées par ce film montrant la stigmatisation des veuves en Inde et leur résilience. En effet, le film a su montrer de façon très juste l’impact du suicide de leurs maris sur le quotidien de ces veuves. Ces dernières traversent cette épreuve non seulement comme un deuil mais aussi comme une redéfinition de leur quotidien, de leur place dans la société et accroît leurs difficultés dans un système agricole qui conduit à la précarisation des agriculteurs et agricultrices. Nous avons également apprécié la place accordée aux protagonistes qui ont participé à la création du film et sa post-production. De plus, nous saluons les efforts engagés par les équipes du film pour la mise en place d’un lieu d’échange et de support mutuel, qui aura eu un impact sur la vie de ces femmes. Ce film d’une technicité remarquable et à la photographie très soignée représente parfaitement le prix “mondes en regard”, nous obligeant à porter nos yeux sur ces femmes oubliées que la société refuse de voir. 

Le jury de l’INALCO souhaite accorder une Mention Spéciale au film We are Inside (Liban) de Farah Kassem qui a su nous ouvrir les portes d’une relation père-fille touchante et des enjeux politiques et sociaux du Liban, à travers la poésie.

 

PRIX DU JURY TËNK | TËNK PRIZE  | achat des droits SVoD pour une durée de 4 mois Tënk

  • Save Our Souls | France | 2024 | 91 min | Jean-Baptiste Bonnet (France)

Laudatum du jury :

Le jury Tënk a choisi de décerner son prix à Save Our Souls de Jean-Baptiste Bonnet. Dans un espace liminaire, suspendu sur la mer, entre espoir et certitude, ce film ne nous raconte pas la migration : il nous la fait éprouver. Le corps déplacé devient un fragment de récit, un territoire de mémoire. Les mots sont rares mais tout parle : les regards, les gestes, les silences, les corps fatigués, les bruits de la mer. Dans un monde saturé d'images et de discours, ce film choisit la justesse : celle de plans rigoureux, d'une durée sensible, qui épouse l'attente et l'action.
Save Our Souls pose une question simple et vertigineuse : "Qu'est-ce qui nous arrive, collectivement – politiquement, socialement, intimement – à travers le monde?". Un film qui, au lieu de donner des réponses, ouvre des failles, des émotions, des prises de conscience. Un film sensible et incarné, nécessaire mais jamais démonstratif. Pour sa puissance de suggestion, pour sa capacité à faire de l'espace flottant un espace cinématographique, pour la dignité qu'il restitue aux existences en transit, pour la justesse de sa narration du sauvetage comme un acte humain, il a toute sa place dans la ligne éditoriale de Tënk.

 

PRIX DES ÉTUDIANT·E·S | STUDENTS PRIZE, non doté

  • Tongo Saa | Rising Up at Night | Congo, Belgique | 2024 | 95 min | Nelson Makengo (Congo)

 

PRIX DOC EN DÉTENTION | DOC IN DETENTION PRIZE, non doté

  • The Lost Season | La Saison perdue | Iran | 2024 | 63 min | Mehdi Ghanavati (Iran)

MENTION SPÉCIALE DU JURY DOC EN DÉTENTION

  • Koka | Pologne | 2024 | 47 min | Aliaksandr Tsymbaliuk (Pologne)

Laudatum du jury :
Nous décernons le titre du meilleur documentaire à La saison perdue réalisé par Mehdi Ghanavati (Iran).

Nous tenons à remercier Mehdi Ghanavati pour ce magnifique documentaire qui nous a permis de découvrir une autre culture très différente de la nôtre et surtout très touchante. Et bravo de l’avoir réalisé sur une période de cinq ans, ce qui le différencie des autres documentaires. On a pu voir l’évolution des personnages principaux et en savoir plus sur eux. Il est très touchant, très triste, très fort, jeunesse sacrifiée, rêves sacrifiés pour une personne dont elle n’a pas forcément choisi. Voilà toute la complexité de cette histoire.

Merci pour cette fenêtre ouverte sur un monde qui nous interpelle, sur la place que l’on accorde à la liberté de l’autre au sein des nôtres.

Le reportage nous fait penser au parcours de mères depuis leur village natal, mariage arrangé, coutume, religion. Beaucoup de parents issus de la 3ème vague d’immigration ont eu la même histoire.

La place du mariage religieux et traditionnel dans notre société est très importante, chacun d’entre nous doit connaître sa coutume.

Ce très bon documentaire mêle le statut de la femme et les conséquences du réchauffement climatique sous le joug d’une société patriarcale où le statut de la femme est particulier avec une émancipation compliquée. Nous avons découvert une culture, une région, des rites autres que les nôtres. Nous n’avons aucun doute que vous spectateur auront comme nous le privilège de s’évader un instant pour entrevoir d’autres prisons autrement plus dures mais nous l’espérons tomberont d’elles-mêmes face à la civilisation de l’universel, de l’humanité. Merci pour ce moment partagé.

Koka : Persévérance, transmission, partage. Documentaire émouvant d’un père qui aiguise son fils Koka comme un couteau, avec amour, dureté et délicatesse, pour qu’il puisse continuer d’avancer malgré les difficultés de la vie.

 

PRIX DU PUBLIC | PUBLIC CHOICE PRIZE, non doté

  • Pour se revoir | To Meet Again | Belgique | 2024 | 71 min | Thomas Damas (Belgique)

 

COMMISSION IMAGES EN BIBLIOTHÈQUES

Films retenus par la Commission nationale d’Images en Bibliothèques pour l’un des catalogues suivants : Les Yeux Doc., Images de la culture, ADAV

  • Eastern Anthems | Canada, Équateur, États-Unis | 2024 | 76 min | vostf | Matthew Wolkow, Jean-Jacques Martinod
  • Marching in the Dark | Belgique, Pays-Bas, Inde | 2024 | 108 min | Kinshuk Surjan (Inde)
  • Rashid, l'enfant de Sinjar | Rashid, the boy from Sinjar | France, Belgique | 2025 | 80 min | Jasna Krajinovic
  • Tongo Saa | Rising Up at Night | Congo, Belgique | 2024 | 95 min | Nelson Makengo (Congo)
  • Save Our Souls | France | 2024 | 91 min | Jean-Baptiste Bonnet (France)
  • Songs of Slow Burning Earth | Ukraine, Suède, Danemark, France | 2024 | 95 min | vostf | Olha Zhurba (Ukraine)
  • The Lost Season | La Saison perdue | Iran | 2024 | 63 min | Mehdi Ghanavati (Iran)
  • We Are Inside | Liban, Qatar, Danemark | 2024 | 180 min | Farah Kassem (Liban)
  • What Do Ghosts Think? | Pays-Bas, Indonésie, Chine | 2024 | 48 min | vostf | Yuefei You (Chine)

Comité de programmation des Journées sonores Jean Rouch 

 

  • Bénédicte Barillé, responsable de production audiovisuelle, EHESS
  • Cécile Cros, productrice, co-fondatrice de la société NARRATIVE
  • Fanny Dujardin, autrice sonore et docteure en arts
  • Barberine Feinberg, programmatrice Festival Jean Rouch
  • Jonathan Larcher, cinéaste et anthropologue, maître de conférences, université Paris Nanterre
  • Élodie Saget, responsable des collections audiovisuels et sonores, musée du quai Branly - Jacques Chirac

 

Nous remercions les partenaires des Journées sonores Jean Rouch

LE MUSÉE DU QUAI BRANLY - JACQUES CHIRAC

LA CINÉMATHÈQUE DU DOCUMENTAIRE

LE MOIS DU FILM DOCUMENTAIRE

Le comité de programmation remercie chaleureusement :

Les réalisateur.trice.s : Kasimir Burgess ; Adrien Camus ; Jonathan Carène ; El hadji Demba Dia ; Konstantin Davydkin ; Moussa Diop ; Delphine Fedoroff ; Elza Gauja ; Thomas Grand ; Mamadou Khouma Gueye ; Mathilde Julien ; Jalena Keane-Lee ; Christophe Leroy ; Laila Pakalniņa ; Paul Manate Raoux ; Hamid Sardar ; Babacar Sougou.

Les sociétés de production et/ou de distribution : À perte de vue ; Amber Espinosa-Jones ; Artdoc Fest & Media ; Centre Vidéo Bruxelles ; Journeyman Pictures Ltd ; La Troisième Porte à Gauche ; Lato Sensu Productions ; Media Centre de Dakar ; Plan B Films ; Repeater Productions ; Vides Filmu Studija Films ; Wallonie Image Production ; Wawkumba film ; Zideoprod

Les responsables de fonds d'archives cinématographiques : Béatrice de Pastre, directrice adjointe de la direction du Patrimoine et directrice des Collections, CNC ; Nathalie Sitko, Documentaliste chargée des ventes, Gaumont Pathé Archives ; Catherine Ventenat, administratrice du fonds filmique, Pôle médiathèque, CNRS Images, Centre National de Recherche Scientifique.

Les intervenant·es : Oumar Ba, cinéaste ; Cécile Brice-Asanuma, chercheuse CNRS ; Jonathan Carène, réalisateur et cinéaste ; El hadji Demba Dia, réalisateur ; Claire Dutrait, autrice, enquêtrice et chercheuse ; Delphine Fedoroff, réalisatrice ; Elza Gauja, réalisatrice et cinéaste ; Mamadou Khouma Gueye, réalisateur ; Sandrine Joublin, responsable des collections audiovisuelles, Gaumont Pathé Archives ; Mathilde Julien, réalisatrice et cinéaste ; Gaëlle Lacaze, professeure à Sorbonne Université ; Christophe Leroy, cinéaste ; Pascal Marichalar, chargé de recherche CNRS ; Rémy Marion, auteur ; Renaud Meltz, professeur des universités, Université de Haute-Alsace ; Maria Muskevich, productrice ; Béatrice de Pastre, directrice adjointe de la direction du Patrimoine du CNC ; Cyrian Pitteloup, maître de conférences, Université de Lille ; Paul Manate Raoux, réalisateur ; Camille Robert-Boeuf chercheuse CNRS ; Hamid Sardar, réalisateur ; Mikaël Serre, metteur en scène ; Babacar Sougou, réalisateur.

Leurs interlocuteur.trice.s à l’Institut national des langues et civilisations orientales : Benoît Ghirardelli, Production audiovisuelle et multimédia, unité TICE ; Eléonore Herreras, chargée de Communication et Relations presse, direction de la Communication ; Mathilda Lacroix, responsable du service de l'Événementiel et de l'Action culturelle ; Sonia Leconte, Community Manager ;  Aglaé Nuyts, assistante évènementiel, service de l'Événementiel et de l'Action culturelle ; Alejandra Rotondaro, chargée de Projet événementiel et culturel, service de l'Événementiel et de l'Action culturelle. Pour leur soutien financier et leur collaboration la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) ; le Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) ; le laboratoire Langage, Langues et Cultures d’Afrique (LLACAN) ; l’Institut Universitaire de France.

 

Le Comité du film ethnographique remercie chaleureusement les partenaires des Regards comparés du 44# Festival international Jean Rouch :

Centre national du cinéma et de l’image animée, Direction de la création, des territoires et des publics ;

Centre national de la recherche scientifique, CNRS Sciences humaines et sociales, et CNRS Images ;

DRAC Île-de-France, Service de l’économie culturelle en charge de l’écrit, du cinéma et de l’image animée ;

Images en bibliothèques ;

Institut national des langues et civilisations orientales ;

Institut de recherche pour le développement, Mission à la culture scientifique et technique, et l’IRD audiovisuel ;

La Cinémathèque du documentaire ;

Ministère de la Culture, Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture ;

Musée du quai Branly - Jacques Chirac ;

Région Île-de-France.

#44 Festival international Jean Rouch

Cette année peut-être plus encore que dans les précédentes éditions, le Festival international Jean-Rouch affiche un cinéma engagé, qui cherche à outiller les spectateurs pour penser le monde dans toute sa complexité, avec une réelle liberté d’approche et sans forme imposée. Films artisanaux, films très produits, courts et longs-métrages, films aux dispositifs expérimentaux, inventifs, ou rendant un discret hommage au style rouchien se côtoient en toute égalité.

Les 29 documentaires en sélection officielle montrent des aspects inattendus de notre actualité chaotique, éloignés des images et discours habituels. Ils offrent la possibilité d’un décentrement, afin de mieux voir, de mieux comprendre, de prendre conscience. Scènes de lutte, scènes de résistance, scènes de guerre, scènes de vie, parfois drôles, souvent dures, toujours sensibles. De la guerre en Ukraine à la mainmise de la Chine continentale sur les libertés d’expression à Hong-Kong ; de l’aide aux plus démunis à la protection et à l’accompagnement des enfants en danger ou en difficulté ici et ailleurs ; des bidonvilles chinois aux inondations et coupures de courant à Kinshasa ; d’un huis-clos poétique à Tripoli à la plongée sensuelle dans le jardin des Tuileries ; de la survie d’un jeune rescapé du génocide yézidi à la mobilisation courageuse des sauveteurs en Méditerranée. Les vies tumultueuses sont dévoilées dans des portraits de groupes, de jeunes ou de familles, révélant les souffrances sociales, politiques et écologiques. Le rêve et la légèreté y ont aussi leur place : certains documentaires interrogent la puissance spirituelle des pierres, d’autres nous perdent dans la forêt amazonienne quand chantent les cigales, ou dans les nuits himalayennes quand dansent les papillons. De cette formidable diversité se dessinent peu à peu les contours d’une planète en crise mais non sans ressources ni résistances, sur lesquelles reviendront les débats et tables rondes.

Enfin, depuis trois ans, nous avons choisi de mettre à l’honneur la rencontre entre les sciences sociales et le cinéma documentaire par un prix, le « prix des labos », dont la thématique change chaque année. Ainsi, après avoir observé en 2023 plusieurs dispositifs d’immersion du regard, puis en 2024 les différentes façons pour le cinéaste de devenir personnage de son film, nous avons sélectionné pour notre quarante-quatrième édition sept films pour leur mise en scène des prises de parole. Chaque année, un ensemble de documentaires vient éclairer une dimension particulière de la narration filmique à laquelle chercheuses et chercheurs tentent aujourd’hui de se familiariser. Une journée (hors compétition) est d’ailleurs consacrée à une sélection de films réalisés par des scientifiques.

Je remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui, à un niveau institutionnel, par engagement personnel ou par leur fidèle présence de spectatrice et spectateur attentifs, rendent possible ce rendez-vous annuel. En ces temps assombris, il n’a jamais été aussi précieux.

Nathalie Luca

Présidente du Comité du film ethnographique

 

Prendre position

Je dois dire tout d’abord que je suis très heureuse de participer à cette 44e édition du Festival international Jean Rouch. Pour moi Jean Rouch c’est avant tout Chronique d’un été, une plongée dans le Paris de l’époque et surtout, le portrait de cette femme rescapée de la Shoah, Marceline Loridan-Ivens. Cette scène reste dans mon souvenir très émouvante et fondatrice d’une certaine façon de filmer les traces des guerres et des traumatismes, qui nous hantent. J’ai encore en moi la lumière de la ville de cet été-là, et l’espèce de sagesse qui émane de ce film, une certaine générosité aussi, qui m’ont beaucoup marquée. Cela renvoie pour moi à cette question : que peut le cinéma face à un monde déréglé et fou ?

Aujourd’hui, nous avons l’impression que les choses vont trop vite. La réalité dépasse la fiction. Nous sommes dans un bateau en pleine tempête qui peut être englouti par une énorme vague. Pendant des années l’on se demandait si le Moyen-Orient allait changer, puis tout d’un coup, en Syrie, au Liban, en Palestine, en Israël, nous vivons des moments décisifs. Je ne pensais pas que le Liban allait survivre à la dernière guerre, je pensais que ça allait finir comme à Gaza. Tout cela a eu un impact sur mon travail, parce que quand j’ai vu les bombardements sur le Liban je me suis dit « il faut que je sauve le Liban », l’image de cette ville et de ce pays, parce qu’il n’existera plus demain. J’ai réalisé mon dernier film en réaction à cette idée-là, envers et contre tout.

Il me semble donc que le cinéma aujourd’hui, et plus particulièrement le documentaire, doit prendre position, pas au sens de l’engagement militant mais au sens de la responsabilité : nous ne pouvons pas faire comme si nous n’étions pas là, comme si nous ne voyions pas ce qu’il se passe. Du coup, quand je réalise des films je pense à mes ennemis, je pense à la rage que j’ai vis-à-vis du monde, je suis aux aguets, à la pointe de ma colère. Je pense à mes ennemis chaque matin, quand je me lève pour écrire, quand je me lève pour tourner, ou quand je me lève pour monter. J’ai des origines druzes en partie, ce qui explique cet instinct un peu guerrier. Mais je le dévie, il devient mon carburant. Cette révolte permanente qui m’habite, je tente dans chaque film de la transformer en lumière...

En tant que cinéastes nous faisons un travail de magicien, ce n’est pas que de la mise en scène, il y a quelque chose de l’ordre de la manipulation dans ce que l’on montre. On le voit bien dans les films de Jean Rouch. Il n’y a pas d’image « objective », il n’y a pas non plus de récit honnête. Même Annie Ernaux qui raconte le souvenir dans sa forme la plus pure, fait de la fiction à mon sens. Elle essaie de s’approcher au maximum du réel, de la vérité du moment, mais le souvenir ne peut pas exprimer la précision de son état d’esprit à l’époque où elle l’a vécu. Je n’y crois pas, je pense que le temps et les années passées changent la perception des faits. Et même, quand on vit le moment, est-ce qu’on le perçoit de manière très claire ? Je ne suis pas certaine.

Donc tout le cinéma pour moi, qu’il soit documentaire ou non, vient de ce que le monde me donne chaque jour. Je m’imbibe de perceptions, de rêves et d’expériences et cela donne le résultat de mes films. Après, je travaille l’image dans tous ses genres : la photo, la vidéo, la fiction, le documentaire, la série. Je les pratique tous avec le même intérêt. Je suis l’élève de Jean Rouch. Ce qui me rapproche aussi de Chantal Akerman, qui est un modèle pour moi, est que j’aime toucher à toutes sortes de formes. Pour moi, c’est l’invention de la forme qui prime au cinéma, au-delà du sujet. Je crois au fond que je suis une formaliste.

Danielle Arbid

Réalisatrice et marraine du #44 Festival international Jean Rouch

[caption id="attachment_20865" align="aligncenter" width="545"] Danielle Arbid[/caption]

 

Le Comité du film ethnographique adresse ses très chaleureux remerciements :

 

POUR LEUR PARTENARIAT :

  • Bibliothèque nationale de France
  • Centre national du cinéma et de l’image animée
  • Direction de la création, des territoires et des publics Cinémathèque du documentaire
  • CNRS Images
  • CNRS Sciences humaines et sociales
  • DRAC Île-de-France, Service de l’économie culturelle en charge de l’écrit, du cinéma et de l’image animée
  • Images en bibliothèques
  • Institut Convergences Migrations
  • Institut national des langues et civilisations orientales
  • Institut de recherche pour le développement, Mission à la culture scientifique et technique, et l’IRD Audiovisuel
  • Ministère de la Culture, Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture
  • Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
  • Musée de l’Homme / Muséum national d’histoire naturelle
  • Musée du quai Branly – Jacques Chirac
  • PSL | SACRe
  • Région Île-de-France
  • Société française d’ethnomusicologie
  • Tënk
  • UFR arts & médias, Université Sorbonne Nouvelle

 

POUR LEUR PARTENARIAT AU PRIX DES LABORATOIRES DE RECHERCHE :

  • Centre Population et Développement (Ceped)
  • Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSOR)
  • Centre Norbert Élias (CNE)
  • Espaces et sociétés (ESO) et Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Normandie - Caen
  • Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL)
  • Institut d'Ethologie d'anthropologie sociale (IDEAS)
  • Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (IRCAV)
  • Institut de recherches Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS)
  • Institut de recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC)
  • Laboratoire architecture anthropologie (LAA)
  • Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS)
  • Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (LESC)
  • Laboratoire Population-Environnement-Développement (LPED)
  • Perception représentations image son musique (PRISM)
  • Savoirs environnement sociétés (SENS)
  • Unité de recherches migrations et société (URMIS)

 

POUR LEUR SOUTIEN :

  • Bérose, Encyclopédie internationale des histoires de l'anthropologie
  • Dulac Cinémas - Reflet Médicis
  • École des hautes études en sciences sociales
  • École nationale des ponts et chaussée
  • École universitaire de recherche Artec
  • EthnoArt
  • Fondation Jean Rouch
  • Forum culturel autrichien Paris
  • Groupe de Recherches et d'Essais Cinématographiques (GRECà
  • Institut de géographie et d'aménagement, Sorbonne Université
  • La Huit
  • Musée national de l'histoire de l'immigration
  • Musée national de la Marine
  • Périphérie, centre de création cinématographique
  • Phanie
  • Service pénitentiaire d'insertion et de probation 75
  • Société des explorateurs français
  • Université catholique de l'Ouest

 

POUR LEUR PARTENARIAT MEDIA :

  • Film documentaire.fr
  • National Geographic France
  • Raconter le réel

 

MESDAMES,

Lorie Ahanda Fouda, Anouk Baldassari-Phéline, Bénédicte Barillé, Benoite Beaudenon, Marine Béliard, Alfonsina Bellio, Marlène Belly, Siegrid Bigot-Baumgartner, Caroline Bodolec, Katia Boissevain, Sylvie Boskowitz, Maïté Boullosa-Joly, Charlotte Bourgeade, Adeline Bouvard, Silvia Calfuqueo, Sylvie Camille, Marie-Anne Campos, Laurence Castany, Marie-Amélie Carpio, Laure Chagnon, Annie Comolli, Élise Coste, Chantal Crenn, Cécile Cros, Hélène Crouzillat, Isabelle Coutant, Sylvaine Dampierre, Myriam Danon-Szmydt, Ariane Degroote, Teresa Delattre, Marine Désormeau, Agnès Devictor, Elina Djebbari, Farida Djeridi, Joséphine Drouin-Viallard, Fanny Dujardin, Claire Dumas, Dorothée Dussy, Catherine Ernatus, Natalie Etienne, Barberine Feinberg, Céline Ferlita, Nathalie Finot, Françoise Foucault, Marie Gaille, Anna Gianotti-Laban, Khristine Gillard, Carole Giovannetti, Angélique Gomes de Castro, Yvonne González, Marion Goulier, Juliette Grandmont, Eugénie Grandval, Éline Grignard, Julie Guillaumot, Chrystele Guilloteau, Joëlle Hauzeur, Aline Hémond, Eléonore Herreras, Clémence Homer, San San Hnin Tunn, Claudia Huaiquimilla, Florence Huguenin-Richard, Sabrina Jacomelli, Agnès Jahier, Marie Jaisson, Lama Kabbanji, Nina Khada, Eva Kientz, Gaëlle Lacaze, Mathilda Lacroix, Virginie Lafon, Caroline Lardy, Monique Laroze-Travers, Christine Laurière, Armelle Leclerc, Alice Lemaire, Séverine Leroy, Sophie Lewandowski, Claire Lissalde, Vanessa Lourenço, Christine Louveau, Anne Luthaud, Audrey Madisclaire, Haoua Mahamat Ahmat, Vanessa Manceron, Narimane Mari, Camille Margat, Martine Markovits, Adélie Martinez, Rachel Marzouk, Carla-Marie Mauquet, Mendie Maussire, Sophie Meunier, Nadine Michau, Maïra Muchnik, Nora Loukia Nuyts, Emmanuelle Ousset, Jeannette Paillán, Caterina Pasqualino, Béatrice de Pastre, Anne Pomonti, Véronique Prost, Hélène Ricome, Emilia Riquet, Alejandra Rotondaro Ferreira, Jocelyne Rouch, Betty Rouland, Valentine Roulet, Julie Rust, Marie-Lise Sabrié, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, Élodie Saget, Mina Saïdi-Sharouz, Tiphaine Samoyault, Lola Scandella, Juliana Smith, Astrid Tabary, Marie Tavernier, Martine Thérouanne, Gwendoline Torterat, Eva Tourrent, Vanessa Tubiana-Brun, Pauline Tucoulet, Katia Usova, Carine Vassy, Lara et Ludmilla Vekhoff, Catherine Ventenat, Julie Verger, Marion Veyssière, Sophie Walle, Il-Il Yatziv-Malibert, Ariane Zevaco.

Et tout particulièrement Danielle Arbid et Nina Wöhrel ainsi que les membres des différents jurys : Camille Aguilar Reinat, Emma Bahous, Ilhem Belarbi, Frédérique Berthet, Jade Chamieh, Étoile Connan-Ringay, Bianca Dacosta, Angéline Escarfé-Dublet, Alicia Gaspard, Sylvia Ghibaudo, Lotus Hannoun, Sophie Houdart, Young-Sun Noh, Sepideh Parsapajouh, Flavia Soubiran, Christiane Vollaire, Shakila Zamboulingame.

 

MESSIEURS,

Ilsen About, Olivier Archambeau, Dimitri Artemidore, Antoine de Baecque, Elliott Baillon, Paul-Emmanuel Bernard, Luca Bich, Léo Bouzagheti, Paul-Henry Branchet, Anthony Briant, Olivier Bruand, Baptiste Buob, Pascal Cesaro, Budhaditya Chattopadhyay, Sébastien Colin, Jean Paul D’Alife, Cyril Darthenay, Christian Delage, Andrés Diaz, Daniel Díaz Oyarzún, Samuel Dijoux, Corentin Doucet, Stéphane Eloy, Pierre-Antoine Fabre, Pascal-Emmanuel Gallet, Jean Gaumy, Jérémie Grojnowski, Abdellah Guenfoud, Vincent Guigueno, Benoît Hické, Marc Jacquin, Nicolas Jaoul, Benjamin Karamehmedovic, Emmanuel Kasarhérou , Rémi Korman, Benoît de L'Estoile , Louis Langlois, Jonathan Larcher, Emeric de Lastens, Gilles Le Mao, Nils Lioret, Fabien Longeot, Julien Mallet, Raphaël Mazzei, Alain Morel, Damien Mottier, Thomas Mouzard, Manoël Pénicaud, Yves de Peretti, Juan Rain, Thierry Roche, Matthias Steinle, Boris Svartzman, Michel Tabet, Matthieu Thibaudault, Thomas Tilly, Clément Touron, Éric de Visscher, Bernard Weiss, Jean-Marc Zekri.

Et tout particulièrement Matthieu Bourlet ainsi que les membres des différents jurys : Antoine Bertrand, Bowen Li, Moubarakou Liadi, Nathan Offerlin, Benoît Raoulx, Stéphane Rastello, Emmanuel Siety, Olivier Zuchuat.

 

Depuis plusieurs années, des donateurs se sont engagés aux côtés du Comité du film ethnographique en soutenant ses activités. L’association tient à les remercier vivement pour leur mobilisation et leur générosité. Simha Arom, Jean-Claude Carrière, Annie Comolli, Éric Darmon, Catherine De Clippel, Claudine et Xavier de France, Raymond Depardon, Éric Deroo, Véronique Godard, Sophie Goupil, Claude Guisard, Monique Laroze-Travers, Annick Le Gall, Bernard Lortat-Jacob, Alexis Martinet, Anne Pascal, Josiane et Gérard Pellé, Tran Quang Haï, Bernadette et Pierre Robbe, Annie Tresgot, Hedwige Trouard Riolle, Jean-Paul Viguier, Marie-Christine Weiner, Richard Winocour Et tout particulièrement Nadine Ballot.

 

Organisation

Responsables de la manifestation

Nathalie Luca : présidente du Comité du film ethnographique

Alexia Vanhée : déléguée artistique

Laurent Pellé : délégué général

Assistés de :

Léo Bouzagheti et Daphné Puissant.

 

Programmation

Sélection officielle 2025

Léo Bouzagheti, Christian Delage, Barberine Feinberg, Monique Laroze-Travers, Nathalie Luca, Laurent Pellé, Boris Svartzman et Alexia Vanhée.

 

Réels et imaginaires autochtones

Andrés Diaz, Audrey Madisclaire, Jeannette Paillán et Elodie Saget.

 

Ateliers création recherche

Bénédicte Barillé, Cécile Cros, Andrés Diaz, Fanny Dujardin, Barberine Feinberg, Agnès Jahier, Jonathan Larcher, Nathalie Luca, Audrey Madisclaire, Julien Mallet, Thomas Mouzard, Jeannette Paillán, Laurent Pellé, Daphné Puissant, Hélène Ricome, Elodie Saget, Michel Tabet et Sophie Walle.

 

Cinéastes en devenir

Pascal Cesaro et Jonathan Larcher

 

Réels et imaginaires autochtones

Aïda Adilbek, Elodie Saget

 

Carte blanche à SACRe

Antoine de Baecque et Éline Grignard.

 

Désirs de cinéma, la recherche en images

Ilsen About, Pierre-Antoine Fabre, Nicolas Jaoul, Laurent Pellé et Daphné Puissant.

 

Carte blanche à Jean Gaumy,

le cinéma « maritime » et ses influences

Vincent Guigueno et Laurent Pellé.

 

Archives du cinéma ethnographique

Baptiste Buob, Julie Guillaumot, Jonathan Larcher, Damien Mottier, Laurent Pellé et Daphné Puissant.

 

Séances spéciales GREC

Marie-Anne Campos, Agnès Jahier, Anne Luthaud, Laurent Pellé, Daphné Puissant, Ana Paula Stauffer et Katia Usova.

 

Reprise des films primés

Alexia Vanhée et Laurent Pellé.

 

Ciné-archives et sciences humaines et sociales

Béatrice de Pastre, Laurent Pellé, Daphné Puissant et Ana Paula Stauffer.

 

Organisation du prix du Public

Léo Bouzagheti

 

Sous titrages

Sania Mohamed, Monique Laroze-Travers et Zoé Raillard, avec Barberine Feinberg et Alexia Vanhée.

 

Régie des films

Zoé Raillard

 

Traduction des débats

Zoé Raillard, San San Hnin Tun et Adélie Martinez.

 

Communication et presse

Nina Wöhrel et Véronique Prost.

 

Développeur web

Matthieu Bourlet

 

Site internet

Anna Boy Saint Martin et Léo Bouzagheti.

 

Réseaux sociaux

Céleste Bernard, Anna Bruneau, Simon Devaux et Noémie Reynal.

 

Réalisation vidéos

Zahra Allouche-Binet, Léa Bernard, Maéva Maillard, Célimène Marracci, Yılmaz Osman, Inga Petrosyan, Lisa Ramecourt et Noame Toumiat sous la direction de Michel Tabet.

 

Bande annonce du festival

Dimitri Artemidore

 

Catalogue

Léo Bouzagheti, Laurent Pellé, Daphné Puissant, Alexia Vanhée et Nina Wöhrel.

 

Infolettres

Ludmilla et Lara Vekhoff

 

Photographe festival

Louis Langlois

 

Autorisations de captation sonore

Paul Claquin, Ann-Gwen Coquelin-Lautrédou, Henry De Craene, Adèle Macri, Manon Nicollet, Lila Olier et Elizabeth Shankster sous la direction d’Adélie Martinez.

 

Design graphique

Jean Paul D’Alife

Pour consulter et télécharger le catalogue, cliquez sur le visuel ci-dessous.

Dix prix sont décernés aux films sélectionnés dans les trois sections compétitives du Festival (Compétition internationale, Cap sur l’environnement, Prises de parole) par huit jurys : jury International, jury du Prix Gaïa, jury des Laboratoires de recherche, jury de l'Institut Convergences Migrations, jury de l’Inalco, jury Tënk, jury Doc en Détention et jury du Prix des Étudiant·e·s. À cela s’ajoute une sélection de films par la Commission Images en Bibliothèques et un prix du Public attribué au film, quelle que soit la section dans laquelle il figure, qui recueille le plus de votes des spectateur·trice·s.

 

GRAND PRIX NANOOK – JEAN ROUCH 3 000 €

CNRS, Centre national de la recherche scientifique

 

PRIX GAÏA 1 500 €

IRD, Institut de recherche pour le développement

 

PRIX DU PATRIMOINE VIVANT 1 500 €

Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture, ministère de la Culture

 

PRIX DU PREMIER FILM 1 500 €

Département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, Direction générale des patrimoines et de l’architecture, ministère de la Culture

 

PRIX DES LABORATOIRES DE RECHERCHE 1 500 €

Laboratoires de recherches en sciences humaines et sociales

 

PRIX CONVERGENCES MIGRATIONS 1 500 €

Institut Convergences Migrations

 

PRIX MONDES EN REGARDS 1 000 €

Inalco, Institut national des langues et civilisations orientales

 

PRIX TËNK achat des droits SVoD pour une durée de 4 mois Tënk

 

PRIX DES ÉTUDIANT·E·S non doté

Université Sorbonne Nouvelle, Aix-Marseille Université.

 

PRIX DOC EN DÉTENTION non doté

Maison d’arrêt de Paris - La Santé, EthnoArt, Cinémathèque du documentaire

 

PRIX DU PUBLIC non doté

 

IMAGES EN BIBLIOTHEQUES

La Commission nationale d’Images en Bibliothèques retient un ou plusieurs films de la compétition. Ces films seront disponibles dans l’un des trois catalogues partenaires : Catalogue national de la BPI, Images de la Culture, ADAV. Le ou les films retenus seront annoncés lors de la soirée de remise des prix.